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Les réseaux de chaleur ou réseaux de chauffage urbain sont constitués d’un ensemble de canalisations qui empruntent le sous-sol des voies publiques pour distribuer de la chaleur en milieu urbain. Une ou plusieurs unités de production ou de récupération de chaleur alimentent ces réseaux. La chaleur est ensuite transportée sous forme d'eau chaude ou de vapeur d'eau. Les utilisateurs raccordés aux réseaux prélèvent une partie de cette chaleur grâce à un échangeur puis la distribuent dans leurs locaux.
Il existe également des réseaux de froid qui distribuent de l'eau glacée (6 à 12°C) destinée à la climatisation des locaux.
Les réseaux de chaleur sont particulièrement développés en Île-de-France car la région est très urbanisée et très dense ce qui permet d’optimiser ce type d’installation. En 2005, 124 réseaux permettaient de desservir l’équivalent de 1,1 million de logements. La production de chaleur était assurée par 235 installations d’une puissance cumulée de 9,2 GW.
Le bouquet énergétique des réseaux de chaleur franciliens est composé à 67% d’énergies fossiles. L’utilisation de gaz naturel, prépondérante, est liée notamment à la présence de modules de cogénération (54 réseaux disposent d’équipements de cogénération).

Les énergies renouvelables et de récupération représentent quant à elles 29% du bouquet énergétique des réseaux de chaleur, essentiellement grâce à la valorisation énergétique des déchets au sein des usines d’incinération des ordures ménagères (UIOM) ainsi qu’aux installations de production géothermales.
Les réseaux de chaleur se prêtent idéalement à la valorisation des énergies renouvelables comme la géothermie profonde ou le bois. Le Fonds chaleur, les aides de la Région à la création ou l’extension de réseaux et la TVA à 5,5% (pour les réseaux alimentés à plus de 50% par des EnR) doivent aider à un développement significatif de ces énergies qui verront ainsi leur part dans le bouquet énergétique augmenter. C’est déjà le cas de la géothermie grâce au plan de relance voté par le Conseil régional qui a étendu les aides des études aux travaux, notamment de forages (lire la page géothermie), mais aussi au Fonds chaleur géré par l’Ademe.
Le bois énergie est également adapté aux réseaux de chaleur. Quelques réseaux de tailles variées existent déjà sur le territoire et l’hiver 2009 devrait voir la mise en service de la plus importante chaufferie de France alimentant un réseau de chaleur à Cergy (lire la page bois énergie). Là aussi le Fonds chaleur et les aides régionales doivent aider les maître d’ouvrages à financer leur projet.

En 2005, les réseaux de chaleur franciliens ont permis de livrer 12,8 TWh d’énergie finale, principalement à destination des secteurs résidentiel et tertiaire.
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15/05/2013